Allergies
L’exemple des Cyprès
Mercredi 24 Février 2016
20h30 – 22h30
Restaurant Françoise
6 rue du Général Leclerc
Nos Invités
L’allergie, une épidémie moderne ?
Au lieu de nous protéger, le système immunitaire nous rend parfois malades. C’est le cas des allergies. A ces « autres réactions » (c’est ce que signifie le mot « allergies »), les immunologistes ont attribué des mécanismes singuliers, dont les seuls effets seraient pathogènes. Cette façon de comprendre l’allergie en fait un paradoxe. Elle l’exclut de la biologie. Des travaux récents indiquent qu’en réalité, les mécanismes de la réaction allergique ne sont pas différents de ceux de la réaction immunitaire « normale ». Comment expliquer alors que l’une soit protectrice quand l’autre est pathogène ? La réponse est peut-être dans les étranges relations que nous entretenons avec les microbes, dont les modifications sont sans doute à l’origine de la véritable épidémie d’allergies qui frappe aujourd’hui les pays développés.
Prévenir les allergies au pollen de cyprès
En région méditerranéenne, le pollen des Cupressacées (Cyprès, Genévriers, Thuyas…) représente le tiers de tous les pollens. En fin d’hiver, il provoque des allergies allant du simple désagrément aux rhinites et conjonctivites. La période s’étend sur plusieurs mois en raison du nombre important d’espèces à l’origine du pollen.
Dans le cadre de collaborations avec des allergologues et des palynologues, l’INRA PACA développe des recherches pour la prévention de l’allergie au pollen de cyprès. Un système d’information (CartoPollen) fournit une prévision des émissions de pollen. D’autre part des stratégies vivant à réduire la quantité de pollen sont développées : sur le court terme, la taille des haies ; sur le long terme, le création de variétés produisant très peu ou pas de pollen. Cette dernière stratégie tire profit d’une reproduction sexuée inédite découverte chez Cupressus dupreziana (Cyprès du Tassili), une espèce présente dans le désert du Tassili N’Ajjer en Algérie et réduite à 230 individus. L’espèce se comporte en mère porteuse en produisant des embryons issus uniquement du pollen.
Que vous soyez spécialiste ou néophyte,
les cafés des sciences s’adressent à tous les curieux de sciences.
Nos soirées démarrent à 20h30 et se terminent vers 22h30. Le Restaurant « Françoise » nous ouvre gracieusement ses portes. Il est possible de manger et boire avant ou pendant la soirée
Le Café des Sciences d’Avignon fait partie du réseau Culture Sciences Paca